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Plan of Action (BAPA)
Une Nouvelle Dimension de la Coopération Internationale pour le Développement
Le 12 septembre
1978, à Buenos Aires, capitale de l'Argentine,
les délégations de 138 Etats adoptèrent à l'unanimité
un Plan
d'action pour la promotion et la mise en oeuvre de la Coopération
technique entre pays en développement (CTPD). Elles lui
donnèrent le nom de la ville qui avait accueilli leur Conférence
des Nations Unies sur la CTPD. L'adoption par consensus du Plan
d'Action de Buenos Aires soulignait le plein succès de cette
Conférence, dont on faisait encore les éloges en décembre
à
l'Assemblée générale lorsque celle-ci résolut d'accorder
son
appui au Plan, tout en priant tous les gouvernements et les
organismes du système des Nations Unies de mettre en oeuvre ses
Recommandation.
Top
L'emblème
de la Conférence
Un nouveau pont
symbolique reliant les pays et les peuples de
l'hémisphère sud a été adopté comme emblème
de la Conférence des
Nations Unies sur la Coopération technique entre pays en
développement.
Le centre de l'emblème
de la Conférence là où les hémisphères
sud, nord, est et ouest se rencontrent, symbolise un objet
supplémentaire et ultime de la CTPD et de la Conférence des
Nations Unies de 1978, la mise en valeur d'une véritable
association mondiale pour le développement.
Le Plan d'action
est probablement le document le plus
complètement et soigneusement réfléchi de son espèce.
Il a
fallu, pour dresser ce plan, cinq années entières consacrées
à
des analyses et des discussions allant s'élargissant sur le
besoin et le potentiel de coopération technique entre pays en
développement aux niveaux national et régional. Ces discussions
prirent place au sein de groupes d'experts et lors de réunions
intergouvernementales, aux sièges du Programme des Nations Unies
pour le développement et d'autres agences et organismes du
système de développement des Nations Unies. A la Conférence
de
Buenos Aires même, des centaines de spécialistes gouvernementaux
du domaine du développement venant de toutes les parties du
monde, y compris 45 ministres, 41 ministres adjoints et 81
directeurs de départements de planification et de coopération
du
développement étudièrent et discutèrent avec détermination
chaque
phrase du projet, travaillant souvent jusqu'aux heures tardives
de la nuit.
Il en est résulté
un schéma détaillé pour des transformations
majeures dans la manière d'approcher l'assistance au
développement et pour un renforcement considérable de l'emphase
placée sur l'autonomie nationale et collective entre pays en
développement en tant que base d'un nouvel ordre économique
international.
Le Plan n'est pas
un document à "lire et classer". Il exige des
lectures répétées afin d'identifier dans le langage
nécessairement condensé de chacun des objectifs et des
Recommandation, les problèmes de développement concrets et
urgents qu'il s'agit de résoudre. Chaque institution nationale
ou internationale, s'occupant de développement de près ou de
loin, sera désireuse de se servir continuellement de ce document
énumérant les facteurs à prendre en considération
dans la
conception de programmes et de projets, dans la sélection des
ressources et l'évaluation.
Les actions identifiées
dans le Plan constitueront un guide à ces
fins pour de nombreuses années à venir. Elles représentent
des
prescriptions de nouvelles approches, de capacités récemment
perçues et renforcées, capables d'offrir un élan nouveau
et
majeur à l'attaque contre la pauvreté et le sous-développement
mondiaux et à l'instauration d'un nouvel ordre économique
international. Afin de permettre à ceux qui oeuvrent dans le
développement à travers le monde d'avoir accès à
ce nouveau
document vital, le PNUD est heureux d'être en mesure de publier
le texte complet et exact du Plan dans cette présentation plus
durable, accompagnant la Résolution de l'Assemblée générale
appuyant le Plan. Pour recevoir des copies supplémentaires de ce
document, veuillez s'adresser au Groupe Spéciale pour la
Coopération technique entre pays en développement, Programme des
Nations Unies pour le développement, Rm FF-1216, One United
Nations Plaza, New York, New York 10017.
Plan d'action de
Buenos Aires pour la promotion et la mise en
oeuvre de la coopération technique entre pays en développement
La Conférence
des Nations Unies sur la coopération technique
entre pays en développement
s'étant
réunie à Buenos Aires du 30 août au 12 septembre 1978,
conformément aux résolutions 31/179 et 321183 de l'Assemblée
générale datées respectivement du 21 décembre 1976
et du 19
décembre 1977, relatives à la coopération technique entre
pays en
développement,
1. Adopte le Plan
d'action pour la promotion et la mise en oeuvre de la coopération technique
entre pays en développement ci-après;
2. Décide
qu'il sera connu sous le nom de "Plan d'action de Buenos Aires";
3. Prie instamment
tous les gouvernements, le système des Nations Unies pour le développement
tout entier et la communauté internationale dans son ensemble de prendre
des mesures efficaces pour le mettre en oeuvre.
Top
I. Introduction
1. La Conférence
des Nations Unies sur la coopération technique
entre pays en développement a lieu à un moment critique de
l'évolution des relations entre les pays en développement eux-
mêmes et entre ceux-ci et les pays développés.
2. Les relations
politiques et économiques internationales
connaissent à l'heure actuelle des changements profonds. Lorsque
les principales institutions du système international actuel ont
ité créées, le monde était dominé par un
groupe de pays
industrialisés. Or, grâce au processus historique de la
décolonisation, un grand nombre d'Etats, qui représentent une
proportion écrasante de la population mondiale, peuvent
maintenant jouer un rôle dans les affaires internationales. En
outre, des changements considérables se produisent dans la
maîtrise et la répartition des ressources mondiales et dans les
capacités et les besoins des pays. Ces changements et d'autres
évènements internationaux ont pour effet d'accroître
progressivement l'ampleur des relations et de la coopération
internationales et l'interdépendance des nations mais
l'interdépendance exige la participation souveraine et égale de
tous à la conduite des relations internationales et la
répartition équitable des avantages.
3. Le système
international est en effervescence. Les
conceptions, les positions politiques et économiques, les
institutions et les relations doivent être adaptées aux nouvelles
réalités et aux idées qui se font jour. C'est dans cette
perspective que les pays du monde en développement ont demandé
l'instauration du nouvel ordre économique international pour
exprimer leur volonté politique et leur détermination fondées
sur
les principes de l'autonomie nationale et collective, d'oeuvrer à
la mise en place d'un nouveau schéma de relations internationales
qui soit mieux adapté aux réalités et traduise pleinement
les
intérêts de la communauté mondiale tout entière.
4. On reconnaît
de plus en plus l'urgence et l'ampleur des
problèmes qui se posent et se poseront à l'avenir avec une
accuité croissante à la communauté internationale. Les
problèmes
de développement sociaux et économiques, nationaux et
internationaux exigent des pays en développement et des pays
développés une nette intensification et une meilleure
coordination des efforts pour concrétiser le principe du nouvel
ordre économque international. Si les progrès accomplis par les
pays en développement dépendent avant tout de leurs propres
efforts, ils se ressentent également des politiques et des
réalisations des pays développés. Par ailleurs, il est
évident
qu'en raison de l'élargissement des relations et de la
coopération internationales et d'une interdépendance croissante
dans de nombreux domaines, les progrès des pays développés
sont
et seront sans cesse davantage influencés par les politiques et
les réalisations des pays en développement.
5. En cette nouvelle étape historique de la marche vers le nouvel
ordre économique international, la coopération technique entre
pays en développement (CTPD) est en train d'assumer une dimension
capitale. Elle est un instrument permettant d'établir la
communication et de promouvoir une coopération plus large et plus
solide entre pays en développement. Elle joue un rôle moteur
essentiel pour amorcer, concevoir, organiser et promouvoir la
coopération entre pays du monde en développement pour qu'ils
puissent créer, acquérir, adapter, transférer et mettre
en commun
des connaissances et des données d'expérience dans leur intérêt
mutuel et pour parvenir à l'autonomie nationale et collective,
qui sont indispensables à leur développement social et
économique.
6. Cette forme
de coopération n'est pas nouvelle. Les pays en
développement mènent depuis longtemps un grand nombre d'activités
de coopération. Ce qui est nouveau, cependant, c'est que la
coopération technique entre pays en développement est maintenant
considérée par ces pays comme un moyen de plus en plus important
de promouvoir un développement rationnel dans le contexte mondial
actuel. En outre, les difficultés présentes de l'économie
mondiale obligent encore davantage les pays en développement à
élaborer des stratégies fondées sur une plus grande autonomie
nationale et collective dont la CTPD est un instrument important.
Ceci ne réduit en rien l'obligation des pays développés
d'adopter
les mesures nécessaires, notamment d'accroître leur aide au
développement pour accélérer le développement des
pays en
développement.
7. La CTPD recouvre
une réalité à plusieurs dimensions. Elle
peut être bilatérale ou multilatérale, sous-régionale,
régionale
ou interrégionale; elle devrait être organisée et mise en
oeuvre
au niveau des gouvernements qui peuvent promouvoir à cette fin la
participation d'organisations publiques et, dans le cadre des
politiques établies par les gouvernements, celle d'organisations
privées et de particuliers. Elle peut faire appel à des
conceptions, des méthodes et des techniques novatrices dans le
cas de besoins locaux spécifiques, tout en s'appuyant autant que
nécessaire sur des modalités de coopération technique déjà
éprouvées. Si l'essentiel de la coopération technique se
fait
entre pays en développement au niveau bilatéral ou multilatéral,
il n'en reste pas moins que l'appui des pays développés et des
institutions régionales et interrégionales peut être nécessaire.
8. La CTPD n'est
ni une fin en soi ni un substitut à la
coopération technique avec les pays développés. Il faut
que les
pays développés intensifient leur coopération technique
en ce qui
concerne le transfert de techniques appropriées et de techniques
de pointe, et celui d'autres compétences dans les domaines où
ils
sont nettement supérieurs. Il faut aussi qu'ils fassent
davantage pour renforcer les moyens techniques dont disposent les
pays en développement, en appuyant les institutions intéressées
dans ces pays. Grâce à la CTPD, les institutions de pays en
développement peuvent être mieux à même d'adapter
et d'absorber
les apports des pays développés qui sont adaptés à
leurs besoins.
9. L'importance
de la coopération entre pays en développement en
général et de la coopération technique en particulier a
été
reconnue dans une série de déclarations, de résolutions
et de
décisions de l'Assemblée générale des Nations Unies
et d'autres
organes. Dans sa résolution la plus récente concernant la
Conférence (résolution 32/183 du 19 décembre 1977), l'Assemblée
générale, après avoir rappelé ses résolutions
antérieures (3201
(S-VI) et 3202 (S-VI) du 1er mai 1974), contenant la Déclaration
et le Programme d'action concernant l'instauration d'un nouvel
ordre économique international, sa résolution 3281 (XXIX) du 12
décembre 1974, relative à la Charte des droits et devoirs
économiques des Etats et sa résolution 3362 (S-VII) du 16
septembre 1975, relative au développement et à la coopération
économique internationale, a reconnu que la coopération technique
entre pays en développement avait essentiellement pour objectif
de renforcer l'autonomie nationale et collective des pays en
développement et de rendre ceux-ci plus aptes à résoudre
leurs
problèmes de développement. Dans un contexte plus large, les
mêmes objectifs avaient été vigoureusement appuyés
à la cinquième
Conférence des chefs d'Etat ou de gouvernement des pays non
allignés, tenue à Colombo du 16 au 19 août 19761, à
la Conférence
sur la coopération économique entre les pays en développement
tenue à Mexico du 13 au 22 septembre 19762, dans la Déclaration
du Caire sur la coopération afro-arabe (mars 1977)3, à la
première Conférence des ministres du travail des pays non alignés
et autres pays en développement tenue à Tunis du 24 au 26 avril
1978, à laquelle a été adopté un programme d'action
et de
coopération dans les domaines de l'emploi et de la mise en valeur
des ressources humaines4 et, tout récemment, dans la Déclaration
et le Programme d'action pour la coopération économique adoptés
par la Conférence des ministres des affaires étrangères
des pays
non alignés, tenue à Belgrade en juillet 19785.
10. Par sa résolution
32/182 du 19 décembre 1977, l'Assemblée
générale a fait siennes les Recommandation du Groupe de travail
de la coopération technique entre pays en développement6 telles
qu'elles avaient été modifiées par les décisions
pertinentes
concernant la coopération technique entre pays en développement
adoptées par le Conseil d'administration du Programme des Nations
Unies pour le développement à ses dix-huitième, vingt-troisième
et vingt-quatrième sessions; l'Assemblée reconnaissait ainsi que
ces Recommandation représentent une contribution importante au
développement de la CTPD, en particulier dans le système des
Nations Unies pour le développement et sous son impulsion.
11. Dans la Déclaration
de Koweït sur la coopération technique
entre pays en développement du 5 juin 1977, à la suite de quatre
réunions régionales intergouvernementales consacrées à
cette
question, il est dit que "la CTPD est un impératif historique qui
découle de la nécessité d'instaurer un nouvel ordre
international. Il s'agit d'un processus conscient, systématique
et politiquement motivé dont l'objectif est de tisser une
multiplicité de liens entre les pays en développement"7.
L'intérêt de la Déclaration de Koweit a été
reconnu dans la
résolution CM/Res. 560 (XXIX) adoptée par le Conseil des
ministres de l'Organisation de l'Unité Africaine à sa vingt-
neuvième session ordinaire et la Conférence des chefs d'Etat et
de gouvernement de l'Organisation de l'unité africaine l'a fait
sienne à sa quatorzième session ordinaire, tenue à Libreville
du
23 juin au 5 juillet 19778. Le Conseil des ministres de
l'Organisation de l'unité africaine a lui aussi souscrit à cette
déclaration lors de sa trente et unième session ordinaire, tenue
à Khartoum du 7 au 18 juillet 1978.
12. La coopération
technique entre pays en développement apparaît
désormais comme une nouvelle dimension de la coopération
internationale pour le développement, qui permet à la volonté
d'autonomie nationale et collective des pays en développement de
s'exprimer et incarne la nécessité d'instaurer le nouvel ordre
économique international. Il faut par conséquent comprendre
l'apparition de ce concept et sa raison d'étre dans cette
perspective mondiale, à la lumière de l'expérience acquise
dans
le domaine de l'assistance technique internationale et compte
tenu des conclusions auxquelles ont permis d'aboutir les
précédentes conférences mondiales des Nations Unies qui
avaient
trait au développement et à la coopération.
l3. La CTPD, ainsi
que les autres formes de coopération entre
tous les pays, doit étre fondée sur le strict respect de la
souveraineté nationale, de l'indépendance économique, de
l'égalité des droits et de la non-intervention dans les affaires
intérieures des nations indépendamment de leurs dimensions, de
leur niveau de développement et de leur système social et
économique.
14. Le renforcement
de la CTPD doit constituer un élément important de toute stratégie
future visant à accélérer le développement, à
accroître la dignité de l'homme, à favoriser le progrès
et à améliorer l'efficacité de l'économie mondiale
dans son ensemble.
8 Voir 4132/310.
0ll&Z&/.
Top
II. Objectifs
15. les objectifs
fondamentaux de la CTPD, qui sont
interdépendants et se renforcent mutuellement, contribuent aux
objectifs plus vastes du développement des pays en développement
et de la coopération internationale pour le développement. Ils
renforcent ceux qui relèvent de formes de coopération étroitement
apparentées, y compris la coopération économique entre
pays en
développement, dont la CTPD est un instrument clef. Ces objectifs
sont les suivants:
- Promouvoir l'autonomie
des pays en développement en les
rendant plus aptes à trouver à leurs problèmes de développement,
des solutions novatrices qui soient en rapport avec les
aspirations, les valeurs et les besoins qui leur sont propres;
- Favoriser et
renforcer l'autonomie collective des pays en
développement grâce à des échanges d'expérience,
à la mise en
commun et au partage de leurs ressources techniques et au
développement de leurs capacités complémentaires;
- Rendre les pays
en développement plus aptes à identifier et à
analyser collectivement les problèmes principaux de leur
développement et à formuler les stratégies nécessaires
à la
conduite de leurs relations économiques internationales grâce
à
la mise en commun des connaissances disponibles dans ces pays et
au moyen d'études communes effectuées par leurs institutions
existantes, en vue d'instaurer le nouvel ordre économique
international;
- Augmenter le
volume des activités de coopération
internationale, en améliorer la qualité et accroître l'efficacité
des ressources consacrées à la coopération technique
dans son
ensemble grâce à la mise en commun des capacités;
- Renforcer les
capacités techniques qui existent dans les pays
en développement, y compris dans le secteur traditionnel,
améliorer l'efficacité avec laquelle ces capacités sont
mises à
profit et créer de nouvelles capacités et aptitudes et, dans
ce
contexte, promouvoir le transfert de techniques et de compétences
qui conviennent aux ressources dont ces pays sont dotés et à
leur
potentiel de développement afin de renforcer leur autonomie
individuelle et collective;
- Accroître
et améliorer les communications entre pays en
développement et, partant, les sensibiliser davantage aux
problèmes qui leur sont communs, leur donner plus largement accès
aux connaissances et données d'expérience disponibles et leur
faire acquérir des connaissances nouvelles pour résoudre les
problèmes de développement;
- Rendre les
pays en développement mieux aptes à absorber et à
adapter les techniques et les compétences pour faire face à
leurs
besoins particuliers en matière de développement;
- Reconnaître
les problèmes et les besoins des pays en
développement les moins avancés, sans littoral et insulaires
et
les plus gravement touchés, et y faire face;
- Permettre aux
pays en développement de participer davantage
aux activités économiques internationales et d'élargir
la
coopération internationale.
l6. La CTPD poursuit
manifestement plusieurs autres buts
valables: elle permet par exemple de venir à bout des obstacles
que constituent les attitudes traditionnelles, d'amener les pays
en développement à se faire davantage confiance les uns aux
autres sur le plan des capacités techniques, et de mieux
harmoniser leurs intérêts de manière à tenir pleinement
compte,
dans le cadre de la notion fondamentale de solidarité, de leurs
caractéristiques sous-régionales, régionales et interrégionales
propres, en particulier en identifiant les priorités dans des
domaines tels que les transports et les communications,l'emploi,
la mise en valeur et l'échange des ressources humaines,
l'agriculture et l'industrie
Top
III. Mesures
à Prendre
17. Les Recommandation
formulées ci-après devraient renforcer et
appuyer la coopération entre pays en développement, par exemple,
et sans que cela implique un ordre de priorité, grâce à
l'exécution des activités et programmes d'action actuels arrêtés
par les pays en développement, entre autres dans les domaines de
l'emploi et de la mise en valeur des ressources humaines, de la
pêche, de l'alimentation et de l'agriculture, de la santé, de
l'industrialisation, de l'information, de l'intégration des
femmes au développement, de la coopération monétaire et
financière, des matières premières, de la science et de
la
technique, de la coopération technique et des services de
consultants, des télécommunications, du tourisme, du commerce
et
des transports et des communications. Ces Recommandation
devraient également faciliter l'élaboration de programmes de
coopération dans d'autres secteurs.
Top
A. Mesures
A prendre au niveau national
18. Les principaux
objectifs des Recommandation ci-après en vue
d'une action à l'échelon national sont les suivants: susciter
dans chaque pays en développement une prise de conscience accrue
des capacités, des compétences et de l'expérience dont
il dispose
et dont disposent d'autres pays en développement; créer ou
renforcer l'infrastructure nécessaire-institutions, information,
ressources humaines et autres-pour donner une assise solide aux
activités de CTPD; identifier des possibilités concrètes
de CTPD
et développer les moyens qu'ont les pays en développement pour
organiser et exécuter avec célérité et efficacité
des projets
comportant un élément de CTPD. S'il est clair que la
responsabilité de ces mesures incombe au premier chef à chaque
pays en développement, l'appui que fourniraient sur demande
d'autres pays en développement, les pays développés et
les
organisations internationales pourrait jouer un rôle important.
Le système des Nations Unies pour le développement devrait donner
son plein appui à l'exécution des Recommandation énoncées
ci-après, à la demande des gouvernements intéressés.
19. La coopération
bilatérale entre pays en développement
représente une forme importante de CTPD et un instrument
permettant de créer des liens entre l'autonomie nationale et
l'autonomie collective. En conséquence, les Recommandation
relatives à la coopération bilatérale ont principalement
pour but
de stimuler, d'intensifier et d'améliorer la teneur, les
modalités et les mécanismes de celle-ci.
Recommandation
1. Pgrammation nationale pour la coopération technique entre pays
en développement
20. En formulant
son plan ou programme national de développement,
chaque pays en développement devrait s'efforcer d'identifier ses
possibilités en matière de CTPD. Il devrait, par exemple, évaluer
l'expérience acquise dans les secteurs pertinents du
développement économique et social qui pourraient intéresser
les
autres pays en développement eu égard à leurs besoins.
Dans ce
contexte, le gouvernement intéressé pourrait identifier ceux de
ses besoins dans les domaines de la recherche, de la technologie,
des compétences, des services de consultants, des installations
de formation et des stratégies de l'emploi qu'il serait le plus
indiqué de satisfaire grâce à la coopération avec
d'autres pays
en développement, ainsi que l'aide qu'il pourrait lui-même
fournir dans ces domaines à d'autres pays en développement.
Recommandation
2. Adoption de politiques et de règlements favorables à la
coopération technique entre pays en développement
21. Chaque pays
en développement devrait envisager d'adopter des politiques favorisant
la CTPD et de mettre au point un cadre juridique et administratif permettant
d'instaurer une coopération efficace et équitable, compte tenu
des pratiques déjà établies en vertu des conventions officielles,
afin d'assurer qu'elle soit applicable et acceptée aussi largement que
possible. Dans ce cadre devraient s'inscrire les modalités administratives
et juridiques qui régissent l'entrée, le recrutement, les obligations,
les privilèges et immunités des experts et consultants, les arrangements
relatifs aux bourses, les services d'entrepreneurs et autres services spécialisés,
d'entrée du matériel et de fournitures, les régimes fiscaux
et monétaires favorables à la CTPD, ainsi que les arrangements
financiers visant à assurer un partage équitable des coûts.
Devraient également s'y inscrire des modalités administratives
et juridiques appropriées qui comprendraient entre autres, les arrangements
visant A faciliter l'envoi de personnel technique et professionnel à
l'étranger sans compromettre la sécurité et les conditions
d'emploi dudit personnel à son retour, ainsi que la fourniture de services
consultatifs, l'envoi de matériel, l'octroi de bourses et les possibilités
de stage.
Recommandation
3. Mécanismes nationaux visant à encourager la coopération
technique entre pays en développement
22. Chaque pays
en développement devrait, selon que de besoin, se doter de mécanismes
souples ou renforcer ceux qui existent déjà de manière
à favoriser la CTPD, à faciliter la coordination des activités
entreprises à ce titre au niveau national ainsi que leur incorporation
dans les programmes nationaux de développement. Ces mécanismes
peuvent impliquer la participation de représentants des secteurs public
et privé pour permettre une interaction plus étroite avec les
organes gouvernementaux et les autres organismes sectoriels.
Recommandation
4. Renforcement des systèmes d'information nationaux pour coopération
technique entre pays en développement
23. Chaque pays
en développement devrait faire le nécessaire pour renforcer la
collecte, le traitement et la diffusion des informations portant sur les moyens,
les connaissances et l'expérience pouvant être utilisés
pour la CTPD, en usant pour cela, si besoin est, des réseaux d'information
du système des Nations Unies pour le développement, notamment
du système d'orientation pour l'information du Programme des Nations
Unies pour le développement (PNUD) et de voies officielles, professionnelles
et autres. Les gouvernements des pays en développement devraient coopérer
davantage avec les organismes compétents aux niveaux régional,
interrégional et mondial pour mettre en commun ces renseignements de
manière que d'autres pays en développement soient mieux informés
des ressources et des possibilités existantes en matière de CTPD.
Ces organismes devraient solliciter des gouvernements et des organismes officiellement
désignés par eux des renseignements concernant la CTPD et les
diffuser par les voies créées à cette fin par les gouvernements.
Recommandation
5. Amélioration des stitutions existantes
24. Des activités
de CTPD viables exigeant un cadre institutionnel solide, chaque pays en développement
devrait identifier et évaluer l'efficacité et le potentiel de
ses institutions nationales à cette fin et faire le nécessaire,
le cas échéant pour améliorer leur efficacité et
augmenter leur potentiel. Les organisations nationales de pays en développement
s'occupant de problèmes communs peuvent apporter une contribution précieuse
à l'expansion de la CTPD. Ces organisations pourraient organiser une
collaboration opérationnelle de façon à parvenir à
une réciprocité de relations. Une telle collaboration permettrait
à chaque organisation de renforcer ses propres capacités en mettant
ses efforts et ses données d'expérience en commun avec les autres
organisations qui s'occupent des mêmes problèmes à divers
niveaux de complexité et dans des milieux divers, et également,
chaque fois que cela est possible, en partageant la responsabilité d'activités
de formation communes.
Recommandation
6. Promotion de centres nationaux de recherche et de formation ayant une
portée multinationale
25. Les pays en
développement devraient encourager les centres nationaux de recherche
et de formation existants à élargir leur champ d'activité
pour y inclure des programmes et des projets présentant un intérêt
pour plusieurs pays aux niveaux sous- régional, régional et interrégional.
Les centres nationaux existants devraient être utilisés à
cette fin dans toute la mesure du possible et, si nécessaire, de nouveaux
centres pourraient être créés dans le même but.
Recommandation
7. Promotion d'une plus grande autonomie technologique
26. Les pays en
développement ne devraient ménager aucun effort pour renforcer
leurs capacités scientifiques et techniques de manière à
les adapter à leurs besoins, valeurs et dotations en ressources, en formulant,
si nécessaire, des plans technologiques qui soient partie intégrante
de leurs plans de développement nationaux, en créant des banques
de données scientifiques et techniques, en encourageant les activités
de recherche- développement au niveau national en vue de réaliser
leurs objectifs de développement en combinant leurs efforts de recherche
et en partageant entre eux les résultats obtenus au moyen d'accords de
coopération scientifique et technique, en renforçant les services
nationaux tels que bureaux d'étude, laboratoires, centres de recherche
et institutions scientifiques et autres et, le cas échéant, en
instaurant des liens entre les centres de recherche-développement nationaux
et ceux d'autres pays en développement, y compris par l'intermédiaire
des centres régionaux chargés du transfert et du développement
des techniques. Les pays en développement devraient s'efforcer tout particulièrement
de renforcer leur potentiel national en services en matière d'ingénierie
et de consultants en améliorant les normes professionnelles, l'organisation,
la formation et la recherche. L'échange général de données
d'expérience dans ce domaine entre les pays en développement est
un élément indispensable de l'autonomie nationale et collective.
Recommandation
8. Formulation, orientation et mise en commun de l'expérience acquise
en matière de politique générale de la science et de la
technique
27. Etant donné
le rôle important de la science et de la technique dans le développement
des pays en développement et les bons résultats obtenus par plusieurs
pays en développement dans l'application de la science et de la technique
à leur processus de développement, les pays en développement
devraient envisager, chaque fois que possible, de s'informer mutuellement de
l'expérience qu'ils ont acquise dans la formulation et l'exécution
de leurs plans et politiques concernant l'orientation des activités scientifiques
et le transfert et le développement de techniques adaptées à
leurs propres objectifs, besoins et capacités de développement.
Recommandation
9. Promotion d'une plus grande autonomie dans les domames économique
et social
28. Les gouvernements
des pays en développement devraient intensifier leurs efforts pour promouvoir
l'autonomie nationale et collective en renforçant les contacts et les
communications qu'ils ont les uns avec les autres, en échangeant les
données d'expérience et en entreprenant des programmes et des
projets, y compris des programmes et des projets communs, dans les domaines
d'intérêt mutuel dans les secteurs économique et social.
Recommandation
10. Coopération technique entre pays en développement dans
le domaine culturel
29. Afin d'afirmer
l'identité culturelle de leurs peuples et d'enrichir et de renforcer
leurs capacités collectives en prenant davantage conscience de la culture
et de l'héritage des autres pays en développement, les gouvernements
des pays en développement devraient utiliser de plus en plus les mécanismes
de la CTPD pour faciliter l'établissement de liens d'ordre culturel et
éducatif, et augmenter leur connaissance mutuelle en encourageant les
échanges et la coopération dans les domaines des sciences sociales,
de l'éducation et de la culture.
Recommandation
11. Promotion de coopération technique entre pays en développement
par l'intermédiaire d'organisations professionnelles et techniques
30. Dans le cadre
de leurs activités de CTPD, les gouvernements des pays en développement
devraient encourager et faciliter une coopération intensive entre organisations
professionnelles et techniques au plan national et dans d'autres pays en développement.
Recommandation
12. Développement de la coopération technique entre pays en
développement par l'intermédiare d'entreprises et d'institutions
publiques et privées nationales
31. Compte tenu
de la contribution importante et croissante que les entreprises et les institutions
du secteur public apportent au développement national dans les pays en
développement et de la somme d'expérience précieuse qu'elles
ont acquise au cours des années, les gouvernements des pays en développement
devraient s'efforcer de prendre des dispositions ou de renforcer celles qui
existent pour encourager et maintenir la coopération et les contacts
entre les entreprises et institutions publiques nationales et celles d'autres
pays en développement, en vue notamment de stimuler une collaboration
technique plus étroite. De même, les gouvernements des pays en
développement devraient s'efforcer d'encourager l'adoption de dispositions
analogues pour les entreprises et institutions privées, le cas échéant.
Recommandation
13. Programmes d'information et d'éducation pour appuyer la coopération
technique entre pays en développement
32. Les gouvernements
et les organisations non gouvernementales des pays en développement devraient
entreprendre des programmes d'information et d'éducation à long
terme pour renforcer leur identité culturelle, faire mieux connaître
leurs possibilités et leurs problèmes communs en matière
de développement, mobiliser l'appui du public en faveur de l'autonomie
et surmonter les obstacles psychologiques à l'expansion de la CTPD. Les
organismes des Nations Unies devraient apporter un soutien énergique
à ces programmes, en obtenant des ressources supplémentaires spéciales
à cette fin.
Recommandation
14. Renforcement des liens techniques bilatéraux
33. Pour faciliter
une coopération suivie et croissante en matière de coopération
technique entre pays en développement et compte tenu du fait que les
arrangements bilatéraux sont un des aspects fondamentaux de cette coopération,
les gouvernements des pays en développement devraient s'efforcer d'élargir
les arrangements bilatéraux pour encourager la CTPD à l'aide de
mécanismes tels que les accords et les programmes de coopération,
les commissions mixtes, l'échange régulier de renseignements et
de données d'expérience et le soutien des initiatives prises dans
les secteurs public et privé. A cet égard, les pays en développement
devraient entreprendre des efforts spéciaux pour intensifier la CTPD
en poursuivant des programmes et projets à long terme, en améliorant
la programmation et en prenant des mesures spéciales pour mener à
bien ces programmes, ainsi qu'en établissant des liens directs entre
institutions similaires
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B. Mesures
à prendre aux niveaux sous-régional et régional
34. La CTPD devrait
être appliquée par chaque Etat et par
l'ensemble des intéressés aux niveaux sous-régional et
régional.
Les recommandations ci-après relatives aux mesures à prendre aux
niveaux sous-régional et régional devraient tenir compte, entre
autres, de la nécessité:
- De renforcer
les institutions et organisations sous-
régionales et régionales existantes, et donc leur capacité
à
mieux satisfaire les besoins de chaque gouvernement intéressé
dans ses efforts de coopération avec les autres;
- D'établir
et de renforcer des liens institutionnels dans des
domaines techniques importants et hautement prioritaires, comme
ceux qui ont été identifiés lors des réunions
intergouvernementales régionales organisées en préparation
de la
Conférence; ces liens permettraient de mettre à profit les
capacités et l'expérience disponibles dans la région;
- D'accroître
les moyens existants en matière de rassemblement
et d'analyse des données, afin de fournir des renseignements
systématiques et à jour aux responsables de la prise des
décisions aux niveaux national, sous-régional et régional;
- D'améliorer
les systèmes régionaux d'information pour la CTPD,
en particulier s'agissant des besoins de coopération technique
qui ne peuvent pas toujours s'exprimer sous la forme
traditionnelle de connaissances, de matériel et d'activités
de
formation indispensables
Recommandation
15. Renforcement des instituions et organisations
sous-régionales et régionales
35. Tous les gouvernements
devraient s'employer à améliorer
l'aptitude des organisations sous-régionales et régionales à
exécuter des activités et projets de CTPD. A cet égard,
le
système des Nations Unies pour le développement devrait appuyer
ces efforts, en particulier par l'intermédiaire des commissions
régionales, en collaboration étroite avec les bureaux régionaux
du PNUD et avec les autres organes du système des Nations Unies
pour le développement qui sont dotés de structures ou de
divisions régionales.
Recomman&tion
16. Identification, mise au point et réalisation d'initiatives relevant
de la coopération technique entre pays en développement 36. Les
organisations intergouvernementales sous-régionales et régionales
compétentes devraient, à la demande des pays intéressés
et en étroite collaboration avec eux, entreprendre, avec l'appui des
commissions régionales de l'ONU et d'autres organismes des Nations Unies,
des analyses des besoins et des capacités en matière de coopération
technique qui existent dans leur sous-région ou région respective,
afin d'aider les gouvernements des pays en développement à identifier,
à mettre au point et à réaliser des initiatives relevant
de la CTPD dans des domaines prioritaires convenus.
Recommandation
17. Promotion des contributions apportées par les organisations professionnelles
et techniques 37. Les organisations intergouvemementales sous-régionales
et régionales compétentes devraient, à la demande des pays
intéressés et en étroite collaboration avec eux, entreprendre,
avec l'appui des commissions régionales de l'ONU et d'autres organismes
des Nations Unies, les études nécessaires, à la demande
des gouvernements intéressés, et recommander à ces gouvernements
des programmes d'action pour la promotion des contributions faites à
la CTPD par les organisations professionnelles et techniques intéressées.
Recommandation
18. Etablissement de nouveaux liens au service de la coopération
technique entre pays en développement dans des domaines techniques importants
38. Les organisations intergouvernementales sous-régionales et régionales
appropriées, y compris les commissions régionales ou avec leur
appui, devraient, à la demande des pays intéressés et en
étroite consultation avec eux, formuler et appuyer des activités
et projets de CTPD aux niveaux sous-régional et régional dans
les domaines présentant un intérêt particulier que les gouvernements
pourront identifier individuellement ou de façon concertée. Ces
activités et projets en faveur de la CTPD devraient faciliter l'établissement
de liens et renforcer les liens existants entre les organisations nationales
travaillant à la solution des problèmes de développement
et celles qui s'occupent de recherche-développement et d'adaptation des
techniques.
Recomman&tion
19. émotion de complémentarité dans le cadre des projets
industriels et agricoles aux niveaux sous-régional et régional
39. Vu le potentiel de complémentarité existant, les organisations
intergouvernementales sous-régionales et régionales appropriées
devraient promouvoir des projets industriels et agricoles communs pour lesquels
les parties concernées seraient spécialisées dans leur
domaine respectif de complémentarité. La production de ces projets
communs aurait un accès préférentiel aux marchés
des pays concernés de la sous-région ou de la région
Recommandation
20. Amélioration de l'information régionale pour
la coopération technique entre pays en développement
40. Les organisations
intergouvernementales sous-régionales et
régionales appropriées, y compris les commissions régionales
de
l'ONU ou avec leur appui, devraient, à la demande des pays
concernés et en étroite collaboration avec eux, ainsi qu'avec
l'appui des autres organismes des Nations Unies:
- Contribuer à
améliorer les aspects tant qualitatifs que quantitatifs du système
d'orientation pour l'information (INRES) et des systèmes similaires
mis au point, dans des domaines techniques spécialisés, par
d'autres éléments du système des Nations Unies pour le
développement, et ce en élargissant leur portée et en
augmentant leur utilisation pour les informations sur la CTPD;
- Assurer la mise
en commun et la diffusion efficaces, rapides et économiques d'informations
sur les besoins et les capacités de coopération technique des
pays en développement à l'intérieur de chaque région,
en utilisant entre autres divers mécanismes éventuels tels que
les réseaux institutionnels et les revues professionnelles, lesquels
devraient viser aussi à surmonter les barrières linguistiques;
- Elaborer ou
harmoniser, si nécessaire, des normes sous- régionales et régionales
pour la circulation de l'information sur la CTPD
Recommandation
21. Appui aux centres nationaux de recherche et de formation de Portée
multinationale
41. Les organisations
intergouvernementales sous-régionales et
régionales compétentes, avec l'appui du système des Nations
Unies
pour le développement, devraient fournir, à la demande des pays
en développement intéressés, le soutien nécessaire
pour permettre
aux centres nationaux de recherche et de formation de portée
multinationale de fonctionner efficacement pour promouvoir la
CTPD
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